Critique de “Divergente 3 : au-delà du mur” par Quentin

the_divergent_series_allegiant_2016_movie-wideTroisième et avant-dernier opus des aventures de Beatrice “Tris” Prior, Divergente 3 : au-delà du mur” se veut plus spectaculaire, repoussant les limites d’un univers mit en place au cours des deux premiers longs métrages de la saga. Si Robert Schwentke, déjà derrière la caméra pour “L’insurrection” sorti en mars 2015, semble avoir appris de ses erreurs sur le plan narratif, on regrette de constater un réel manque de capacité à allier action et récit au sein de ses oeuvres. Le deuxième opus faisait office de boule de nerf explosive oubliant totalement ses personnages. Cette première partie n’est qu’hélas un prétexte pour amasser le plus de billets verts possibles avant d’avoir exploiter le filon jusqu’au bout, avec “Divergente 4 : Ascendance”, prévu pour juin 2017. Dire que j’ai passé un mauvais moment devant le film serait mentir, le divertissement est suffisamment attrayant pour attiser l’intérêt jusqu’au générique de fin et le visuel du film m’a beaucoup plu. Malgré un rythme assez répétitif et par instants d’une schizophrénie déconcertante, le film reste fidèle aux valeurs de la saga et prend le temps de développer ses protagonistes, notamment Tobias “Four” Eaton, voyant au passage le jeu de Theo James gagner en charisme, constituant alors l’une des plus grandes surprises du long métrage. 033828.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxS’il avait eu beaucoup de mal à s’imposer face à sa partenaire de jeu lors des films précédents, il montre ici qu’il est parfaitement en mesure de porter un blockbuster sur ses épaules, aussi juste dans les scènes de grand spectacle que lors de moments plus intimistes, laissant s’exprimer toutes les souffrances que vient à connaître son personnage face à la découverte de sa véritable nature avec beaucoup d’intensité. Sous certains aspects, le film progresse véritablement en comparaison à l’opus précédent. Les enjeux prennent de l’ampleur et les masques tombent. Malheureusement, l’exécution est brouillonne et l’effet de “confiture étalée sur une trop grande tartine” se fait sentir. Les intentions sont là mais le long métrage tourne en rond, comme si arrivé au bout d’une heure, tout avait déjà été dit. S’ensuit alors de longues scènes de remplissage jusqu’à un final toutefois haletant laissant espérer le mieux pour la suite. L’une des grandes qualités de la saga reste son irréprochable distribution, Naomi Watts qui était sans reliefs ni intérêt dans “L’insurrection” a enfin quelque chose à jouer dans cet opus et trouve un rôle à la hauteur de son talent. Octavia Spencer, Ansel Elgort et la pétillante Zoe Kravitz gagnent en profondeur, Miles Teller régale. Au premier plan, Shailene Woodley apporte une certaine forme de noirceur au personnage de Tris, abordant pour la première fois la complexité d’une héroïne peut être pas si éloignée des motivations de la précédente antagoniste de la dystopie, Jeanine Matthews (Kate Winslet)…

Divergente 3 : au-delà du mur” prend des risques mais trébuche lorsque les choses sérieuses commencent, espérons que Lee Toland Krieger (“The Age of Adaline“), choisi pour réaliser le dernier opus de la saga, saura redonner toutes ses lettres de noblesse à une saga qui commence sérieusement à s’essouffler. Déception.

Note : 1/5. 

Quentin

“Divergente 3 : au-delà du mur” de Robert Schwentke, sorti le 9 mars 2016 dans les salles françaises, avec notamment Shailene Woodley, Theo James, Ansel Elgort, Zoe Kravitz…

Synopsis : Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater…

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Quentin

17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode.

Quentin en 10 films :
Roméo + Juliette (1996)
La Belle et la Bête (1991)
Titanic (1997)
Shrek 2 (2004)
Edward aux mains d'argent (1990)
L'Empire contre-attaque (1980)
The Dark Knight, le chevalier noir (2008)
Ghost (1990)
Vaiana, la légende du bout du monde (2016)
Le Secret de Brokeback Mountain (2005)
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17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode. Quentin en 10 films : Roméo + Juliette (1996) La Belle et la Bête (1991) Titanic (1997) Shrek 2 (2004) Edward aux mains d'argent (1990) L'Empire contre-attaque (1980) The Dark Knight, le chevalier noir (2008) Ghost (1990) Vaiana, la légende du bout du monde (2016) Le Secret de Brokeback Mountain (2005)

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