Critique de “The Big Short : le Casse du siècle” par Quentin

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Vendu à tort comme “le nouveau Ocean’s Eleven”, “The Big Short : Le Casse du siècle” s’impose bien plus comme un Wall Street pour les nuls qu’un thriller survitaminé à mi-chemin entre le film de braquage et la folie du Loup de Wall Street de Scorsese sorti il y a deux ans. Aussi accablant qu’épuisant, le long métrage frappe fort en jouant sur l’image de sa première à sa dernière scène. Roi de la comédie US potache, Adam McKay oriente son talent d’auteur vers des horizons bien plus sérieuses ici, nous délivrant un portrait des plus effrayants sur le monde de la finance, ses affres et ses terribles vérités. Tristement réaliste mais aussi amèrement ironique et mordant, le film tire sa principale force de son aptitude à embrasser la situation du spectateur face à cette déblatération de bons mots scientifiques incompréhensibles en s’agrémentent d’hilarantes saynètes explicatives : On voit ainsi non sans déplaisir certains guests des plus excellents nous donner les définitions de tels ou tels mots savants, et c’est précisément dans ces instants que le long métrage met en avant tout le génie scénaristique d’Adam McKay. 155473.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx Le réalisateur a totalement conscience de l’inaccessibilité de son long métrage, que seul un public averti saura rire de certaines situations des plus dérangeantes, mais il passe outre et va jusqu’au bout de ses idées au risque d’abandonner le quart de son public. C’est une qualité comme un défaut, le film déroutera comme il sera détesté ou adoré. Le casting joliment composé de Christian Bale, Ryan Gosling, Steve Carell et Brad Pitt en tête, brille tout du long. Tous ravis de jouer à contre-emploi et de briser chacun leurs images en se mettant au service de cette analyse cynique et cinglante d’un des plus gros drames économique de ces dernières années, les quatre acteurs livrent des compositions fortes et intéressantes (et mêmes fortes intéressantes, à vous de choisir), toutes parfaitement dignes d’une nomination aux Oscars 2016. Si il est parfois trop bavard et à d’autres moments inutilement complexe, “The Big Short : Le Casse du siècle” est tellement juste dans son discours qu’il va être presque hors de question de bouder notre plaisir. Une réussite presque totale et une interprétation fascinante, pari gagné.

Note : 3,5/5

Quentin

“The Big Short : le Casse du siècle” d’Adam McKay, sorti le 23 décembre 2015 dans les salles françaises, avec notamment Christian Bale, Steve Carell, Ryan Gosling, Karen Gillan, Finn Wittrock, Brad Pitt, Marisa Tomei, Melissa Leo, …

Synopsis : Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

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Quentin

17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode.

Quentin en 10 films :
Roméo + Juliette (1996)
La Belle et la Bête (1991)
Titanic (1997)
Shrek 2 (2004)
Edward aux mains d'argent (1990)
L'Empire contre-attaque (1980)
The Dark Knight, le chevalier noir (2008)
Ghost (1990)
Vaiana, la légende du bout du monde (2016)
Le Secret de Brokeback Mountain (2005)
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17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode. Quentin en 10 films : Roméo + Juliette (1996) La Belle et la Bête (1991) Titanic (1997) Shrek 2 (2004) Edward aux mains d'argent (1990) L'Empire contre-attaque (1980) The Dark Knight, le chevalier noir (2008) Ghost (1990) Vaiana, la légende du bout du monde (2016) Le Secret de Brokeback Mountain (2005)

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