Critique du film “Insaisissables 2” par Quentin.

13006704_1332516053428831_4802009423429332491_nPassé inaperçu lors de sa sortie en salles aux US, “Insaisissables 2” cumule des chiffres solides au box-office français depuis quelques semaines désormais. C’est sans véritable conviction que je suis allé découvrir cette suite de l’un des plus grands succès de l’année 2013,  jeu d’ombres palpitant, qui se démarquait surtout pour la flamboyance de sa distribution ainsi que la vivacité de sa mise en scène. L’absence de Louis Leterrier à la réalisation ainsi que d’Isla Fisher au casting m’avait plutôt rebuté à l’idée de voir ce second opus, force est d’admettre que le film est au final dans la continuité de son prédécesseur, l’effet de surprise en moins. Efficace et impeccablement chorégraphié, le long métrage brille dans la démesure au fur et à mesure de l’avancée de son récit. Le twist ending du premier opus en avait laissé plus d’un sur le carreau, difficilement crédible pour la plupart, astucieux pour d’autres, Jon Chu, le réalisateur, décide alors de jouer cette carte à fond. Délicieusement absurde, le film applique les recettes du précédent long métrage avec minutie, conscient qu’il ne pourra l’égaler, et entreprend donc de les exploiter à leurs paroxysmes. Le casting masculin du premier opus rempile entièrement, tandis qu’Henley, le personnage d’Isla Fisher, laisse place à celui de l’hilarante Lizzy Caplan (” Masters of Sex “), l’un des meilleurs atouts du film, formant un duo très attachant en compagnie du talentueux Dave Franco (” Neighbors “, ” Warm Bodies “).

Jack Wilder (Dave Franco)

Jack Wilder (Dave Franco)

Si le film s’avère assez oubliable à long terme, le spectacle est généreux, divertissant et visuellement décapant. Le plaisir que prend la distribution à donner vie à ces magiciens aux personnalités très distinctes s’avère communicatif tandis que les scénaristes réussissent à mettre en place un véritable univers, cohérent et intéressant. On regrettera la paresse du background scénaristique de certains personnages (l’idée d’un jumeau maléfique pour le personnage de Merritt McKinney tend réellement à faire sombrer le récit dans le ridicule, enlevant au passage de son charisme au jeu de l’excellent Woody Harrelson), que son aîné avait pourtant réussi à traiter avec beaucoup d’habileté. On déplorera également une bande originale assez inexistante, faisant vraiment pâle figure en comparaison avec le travail de Brian Tyler sur le premier opus, décidément moins inspiré ici. “Insaisissables 2” est également l’occasion d’introduire un nouveau personnage, celui de Walter Mabry incarné par Daniel Radcliffe, loin d’être un novice dans le milieu de la magie au cinéma…

Walter Mabry (Daniel Radcliffe)

Walter Mabry (Daniel Radcliffe)

La technologie face aux artifices, l’industrialisation face à la créativité, Radcliffe incarne un magnat égocentrique plutôt convaincant. Le jeune britannique de 27 ans ajoute ainsi une nouvelle corde à son arc, profitant de l’occasion pour effectuer un joli pied de nez au rôle qui l’a rendu célèbre à travers le monde entier.

Blockbuster estival des plus rafraîchissants, oubliable mais honnête dans chacune de ses intentions, le long métrage est le parfait complément du précédent opus. Approchez, le spectacle est au rendez-vous !

Note : 3/5.

Quentin

“Insaisissables 2” réalisé par Jon M. Chu, sorti le 27 juillet 2016 dans les salles françaises, avec notamment Jesse Eisenberg, Dave Franco, Lizzy Caplan, Woody Harrelson, Mark Ruffalo, Lizzy Caplan, Daniel Radcliffe…

Synopsis : Un an après avoir surpassé le FBI et acquis l’admiration du grand public grâce à leurs tours exceptionnels, les 4 Cavaliers reviennent !
Pour leur retour sur le devant de la scène, ils vont dénoncer les méthodes peu orthodoxes d’un magnat de la technologie à la tête d’une vaste organisation criminelle.
Ils ignorent que cet homme d’affaires, Walter Marbry, a une longueur d’avance sur eux, et les conduit dans un piège : il veut que les magiciens braquent l’un des systèmes informatiques les plus sécurisés du monde. Pour sortir de ce chantage et déjouer les plans de ce syndicat du crime, ils vont devoir élaborer le braquage le plus spectaculaire jamais conçu.

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Quentin

17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode.

Quentin en 10 films :
Roméo + Juliette (1996)
La Belle et la Bête (1991)
Titanic (1997)
Shrek 2 (2004)
Edward aux mains d'argent (1990)
L'Empire contre-attaque (1980)
The Dark Knight, le chevalier noir (2008)
Ghost (1990)
Vaiana, la légende du bout du monde (2016)
Le Secret de Brokeback Mountain (2005)
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17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode. Quentin en 10 films : Roméo + Juliette (1996) La Belle et la Bête (1991) Titanic (1997) Shrek 2 (2004) Edward aux mains d'argent (1990) L'Empire contre-attaque (1980) The Dark Knight, le chevalier noir (2008) Ghost (1990) Vaiana, la légende du bout du monde (2016) Le Secret de Brokeback Mountain (2005)

Un commentaire

  1. C’est pas mal mais son prédécesseur était plus efficace et plus surprenant c’est dommage. Reste Radcliffe qui cabotine mais son personnage est bien fendard je trouve.

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