Critique Flash de “Annabelle” (ou Les Jumpscare de la mort qui tue… pas) par Morgan

Affiche USA

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Annabelle est le genre de film que tous le monde va voir, histoire de… bah histoire de se donner des sursauts. Donc on a un film plat avec des jumpscrare qui ne sont que l’unique but du film, par ailleurs le seul intérêt de ce film est complètement illusoire étant donné que ces éléments de sursauts sont tellement prévisible… On peut retenir tout de même de jolis plans, mais trop souvent répétitif comme la contre plongée sur le bâtiment. Il y a aussi des gros plans sur la poupée qui sont intéressants tant l’esthétique de cette poupée est malsaine (plus terrifiante que la Raggedy Ann). On peut noter par ailleurs une scène qui commence dans la cave, assez intéressante, mais tellement maladroite tant elle est longue… Et un élément visible dans la bande annonce, le passage enfant/adulte de la psychopathe lorsqu’elle passe la porte. Désormais pour les points négatifs, et là le plus gros point serait sans doute que c’est un mélange de tout ce qui a été fait auparavant, de Rosemary’s Babyavec une femme qui est la cible de l’ante-christ, en passant par les pop corn de Scream, sans oublier le personnage Chucky, on a même le prêtre habillé exactement comme celui deL’Exorciste… Et il n’y a pas que ces films, de plus on peut noter un faux raccords tellement évident, on prend le spectateur pour un abruti car lorsque l’on parle d’être diabolique, il faut bien sûr ajouter un insert sur le doigt de l’actrice qui montre “DEMONS” dans un bouquin au cas où on serait bien trop ignare pour comprendre… Un technicien dont le reflet se retrouve dans le champ via un cadre en verre, rendant l’instant, censé être angoissant, complètement insipide. Les dialogues sont sans intérêts, 80% des dialogues sont là pour éviter au film de durer 30 minutes, et surtout n’oublier pas, les sectes sont partout ! Comme si le public américain n’était pas assez paranoïaque comme ça… D’ailleurs en parlant de paranoïa, je vais encore citer Evil Dead (pas l’atrocité de remake mais l’original) ou encore Halloween, les caméras subjectives sont ce qui rend ces films angoissants car le spectateur fait travailler son imagination, dans Annabelle c’est utilisé une seule fois ! Pourquoi le cinéma d’horreur d’aujourd’hui passe son temps à tout montrer au spectateur alors que c’est la suggestion qui s’avère plus efficace ?

Enfin bref on est plus dans un film marketing fade, sans âme, plutôt qu’une oeuvre cinématographique. The Conjuring a marché, faisons un préquel car c’est vrai qu’à Hollywood on a tellement peu d’idée maintenant qu’on suce la moelle d’un projet jusqu’au bout.

Morgan

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Morgan, 22 ans (1992), étudiant en licence de cinéma à Lille 3, je suis passionné par le cinéma, les comics, les jeux vidéos, la paléontologie et bien d’autres choses. Quand je vois mes goûts cinématographiques ou musicaux, j’ai l’impression d’être resté bloqué dans les années 80 et 90, mais bon j’ai pas l’impression d’être le seul, on est beaucoup à avoir grandit avec Spielberg et du coup on ne veut pas grandir.
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