Critique de “Jurassic World” par Quentin

"The key to a happy life is to accept you are never actually in control."

“The key to a happy life is to accept you are never actually in control.”

Je n’avais pas prévu d’écrire quoique ce soit sur ce film qui déchaîne les foules et affole les compteurs du box office depuis presque deux mois maintenant, mais une envie subite après un récent second visionnage m’a pris aujourd’hui, et je me retrouve donc à vous parler de ce fameux “Jurassic World”, réalisé par Colin Trevorrow et donc situé 22 ans après le tout premier opus, chef d’oeuvre intemporel qui marquera toute une génération de cinéphiles et de fans passionnés. Je fais partie de ceux qui auront saisit l’occasion de découvrir ce classique avec la sortie du quatrième opus, et autant dire que je n’ai pas regretté le voyage une seule seconde. La saga “Jurassic Park” a quelque chose de fascinant, aussi immersive que doublée par des niveaux de lecture géniaux, elle nous pousse dans nos retranchements les plus intimes, nous fait rêver et nous questionne à la fois, tout en omettant jamais d’être composée de moments d’aventure et de divertissement inoubliables. Ce quatrième opus est autant une renaissance pour cette série de films, que le contre-pied parfait du premier volet. Tout est plus grand, plus fort (et a plus de dents). A l’image des visiteurs du parc dans le film, prévoir plus “grand” au niveau des dinosaures résonnait comme une évidence pour satisfaire les spectateurs dans cette suite inespérée, longtemps fantasmée et désormais numéro une au box-office mondial. Si le film est très maladroit sur certains points (l’avènement des idées d’Hoskins), on reste ébloui face à la qualité des effets spéciaux, l’Indominus Rex se place aisément dans le classement des plus beaux monstres du septième art tandis que le Mosasaure est réellement époustouflant. Si le combat final peut paraître un brin trop explosif, ce n’est que pour corroborer cette envie de représenter l’industrie Hollywoodienne qui en veut toujours plus, et en cela le spectacle s’avère réellement appréciable. Le film n’est pas qu’un divertissement, c’est aussi et surtout un panneau d’alerte face aux dérives de notre société, le nez fourré dans les technologies, cherchant toujours à tout contrôler et tout prévoir. Que dire du casting si ce n’est qu’il est excellent.193474.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx Bryce Dallas Howard est somptueuse, forte, extrêmement juste dans les moments d’actions comme les moments dramatiques, et même dans des instants plus légers. Chris Pratt est ce qu’il est, peut être meilleur dans “Les Gardiens de la Galaxie” sorti l’année dernière, mais faisant preuve d’un certain charisme et d’une naiveté toujours aussi touchante et attachante. Omar Sy, Ty Simpkins, Nick Robinson & Vincent D’Onofrio complètent le tout avec talent, avec une petite réserve sur le bad guy du long métrage incarné par ce dernier cité, dont l’écriture ne m’a pas totalement convaincu. La bande son de Michael Giacchino est l’un des atouts phares du long métrage, passer après la cultissime bande originale du premier film n’était pas chose facile, Giacchino relève le défi haut la main. Autre point qui m’a beaucoup plu et qui m’avait plutôt effrayé durant toute la promo : La “relation” entre Owen Grady et les raptors. L’homme face à sa création, les deux côtés apprennent à se dompter et cela donne de très beaux moments de cinéma, rendant cette espèce presque attachante là où elle était réellement détestable auparavant. La 3D apporte vraiment quelque chose au film, son aspect “immersif” est clairement dû à la qualité de l’utilisation de cette technologie si décriée désormais, et l’on ne regrette donc pas le surplus lors de l’achat du ticket. Des suites sont d’ores et déjà annoncées, croisons les doigts pour que leurs légitimités soient aussi probantes que celle de cet excellent quatrième opus, assurément l’un des plus gros plaisirs coupables de la décennie.

Quentin.

Note : 4/5.

“Jurassic World” de Colin Trevorrow, sorti le 10 juin 2015 dans les salles françaises, avec notamment Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Ty Simpkins, Nick Robinson, Omar Sy, …

Synopsis : L’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Dearing, sème la terreur dans le fameux parc d’attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude.

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Quentin

17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode.

Quentin en 10 films :
Roméo + Juliette (1996)
La Belle et la Bête (1991)
Titanic (1997)
Shrek 2 (2004)
Edward aux mains d'argent (1990)
L'Empire contre-attaque (1980)
The Dark Knight, le chevalier noir (2008)
Ghost (1990)
Vaiana, la légende du bout du monde (2016)
Le Secret de Brokeback Mountain (2005)
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17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode. Quentin en 10 films : Roméo + Juliette (1996) La Belle et la Bête (1991) Titanic (1997) Shrek 2 (2004) Edward aux mains d'argent (1990) L'Empire contre-attaque (1980) The Dark Knight, le chevalier noir (2008) Ghost (1990) Vaiana, la légende du bout du monde (2016) Le Secret de Brokeback Mountain (2005)

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