• Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    Critique du film “Une sirène à Paris” par Quentin

    La nouvelle fantaisie du prolifique Mathias Malzieu, chanteur du groupe de rock français “Dionysos”, était l’une des grandes curiosités de ce début d’année 2020 sur grand écran. Amour impossible entre un “surprisier” et une sirène dans une capitale de carte postale, fantastique prenant vie dans un quotidien qui se ternie alors que les rues prennent l’eau (la narration se situe en 2016 lors de la crue parisienne). On se délectait de découvrir ce conte à mi-chemin entre les plus grands plaisirs de Jean-Pierre Jeunet et la poésie que l’on connaît au musicien. Réussite ou résultat en queue de poisson ? Le réalisateur n’en est pas à son premier essai en terme…

  • Critiques

    Critique du film “The Invisible Man” par Quentin

    On ne compte plus les adaptations données à l’histoire du monstre iconique d’H.G. Wells, depuis sa première version datant des années 1930. Tour à tour inquiétante silhouette recouverte de bandelettes et d’un impair beige, mais aussi par la suite lignée de longs métrages tous plus nanardesques les uns que les autres, irregardables aujourd’hui, la fameuse légende du cinéma d’horreur faisait grise mine. La mise en chantier de divers long-métrages autour des monstres de l’imaginaire horrifique tels que Dracula, Frankenstein et consorts avait vu la possibilité d’un renouveau pour notre sujet, Johnny Depp attaché au projet. 2017, le premier poulain du « Dark Universe » sort sur grand écran. Porté à…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    Critique de “Crawl” par Quentin

    Reprenant tous les codes du survival horrifique, Crawl convainc par une efficacité permanente, s’avançant ainsi comme le divertissement idéal de l’été. Plus encore, en faisant de Kaya Scodelario (Skins) sa tête d’affiche, le réalisateur français Alexandre Aja a su voir l’étoffe d’une grande scream queen moderne, puisant en la jeune femme un personnage fort et une énergie qui portera son film. Dotée de peu de dialogues, Scodelario insuffle une véritable fougue à cette protagoniste complexe et brisée, ayant été préparée inconsciemment durant toute son existence aux épreuves qu’elle sera amenée à rencontrer. Une nouvelle corde à l’arc de l’actrice principale de la trilogie Le Labyrinthe, qui s’affirme de plus en…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma,  Les Avant-Premières

    Critique de “Once Upon a Time… in Hollywood” par Quentin

    “Film somme” pour la plupart, le neuvième long-métrage du réalisateur de Pulp Fiction nous offre l’un des plus beaux chapitres cinématographiques de cette année 2019. Plongée presque immersive dans cet Hollywood rêvé de la fin des années 60, l’oeuvre est le fruit d’une vision menée à bien de son premier dialogue à sa dernière scène. Si le nouveau bébé du metteur en scène est bien la narration d’une réalité rêvée, celle-ci n’a rien d’idéalisée. Les personnages qui y déambulent sont teintés de zones d’ombre, c’est aussi ce qui les rend terriblement attachants ; au moment où le générique défile, c’est à deux amis que l’on dit au revoir en les personnages…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    “Ma vie avec John F. Donovan” par Quentin

    Le cinéma, à n’en pas douter, est cet art qui se vaut véritablement lorsqu’il sait faire jaillir des émotions insoupçonnées par le spectateur même. On pleure, on tremble, on rit. Les poils s’hérissent et les larmes coulent. C’est là qu’un film nous a touchés en plein coeur, s’est adressé à notre sensibilité la plus personnelle. The death and life of John F. Donovan est de ces oeuvres. Sa portée, immense, sera sous-estimée. On retiendra les rumeurs sur sa production chaotique, l’éviction de Jessica Chastain lors du montage final, son accueil glacial auprès du public américain. Ironiquement, tout objet de scandale, loin de la pureté du matériau même, à l’instar des épreuves…

  • Adaptations,  Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    Critique de “Love, Simon” par Quentin

    Je pourrais parler de Love, Simon d’un point de vue purement technique, aborder sa douce photographie presque sucrée dans laquelle il baigne ; je pourrais également tarir Nick Robinson de moult éloges pour sa prestation si juste et naturelle du personnage éponyme, ou remercier cent fois Greg Berlanti, le metteur en scène, pour ce film et le travail énorme qu’il effectue depuis plus d’une décennie en tant que producteur afin de véritablement faire une différence quant aux représentations des minorités à travers des séries à larges audiences. Tous ces angles mériteraient d’être abordés, ce que je tâcherai de faire. Toutefois, je dois surtout vous parler de Love, Simon comme l’expérience…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    “Phantom Thread” par Quentin

    Couvrir la crasse de la condition humaine sous la beauté de la soie et des plats, Paul Thomas Anderson narre pour son huitième long métrage les amours merveilleusement pervers d’un éminent couturier, Reynolds Woodcock (fabuleux Daniel Day-Lewis), et de sa muse, la curieuse Alma Elson (Vicky Krieps, grande révélation). D’un rythme facilement repoussant, Phantom Thread est à bien des égards une oeuvre fascinante. Dans ce jeu de domination, Reynolds et Alma avancent tel des pions d’échec le tout sous le regard de “la vieille ça et ça” du héros, la magnétique soeur Woodcock, Cyril (Oscar pour Lesley Manville s’il vous plaît !). Plus qu’un jeu, Phantom Thread est une danse macabre entre deux grands talents…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    “3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance” par Quentin

    Martin McDonagh, le réalisateur, avait taillé le personnage sur mesure pour l’immense Frances McDormand, c’est même après de longues discussions que seul son époux, Joel Coen (qui l’avait dirigé dans Fargo en 1996 et offert son premier oscar), parvint à la convaincre d’accepter ce que nous pouvons qualifier d’ores et déjà du rôle de sa vie. Un regard glaçant et des punchlines cinglantes masquant un cœur brisé, McDormand est Mildred Hayes, sorte de mère courage faisant face à la police raciste et désinvolte de son patelin, qu’elle considère incompétente dans la traque du meurtrier de sa fille. Trois panneaux publicitaires mettront la ville à feu et à sang, trois panneaux…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma,  Les Avant-Premières

    “Kingsman : Le Cercle d’or” par Quentin

    Suite logique du phénomène pop sorti en 2015 et porteur du même titre, Kingsman : Le Cercle d’or est autant l’extension parfaite d’un univers d’une grande richesse que l’un des divertissements les plus généreux de l’année. Nullement une révolution du genre, pas non plus la bombe démentielle que fut le premier opus, le film se justifie pourtant parfaitement en tant que suite pure et simple, sans jamais prétendre talonner son prédécesseur. C’est sa plus grande qualité mais aussi son plus grand défaut, ce que le film gagne en grandiose, il le perd en effet de surprise. L’aspect assez fascinant qu’avait Kingsman premier du nom était sa façon de briser le cadre dans lequel s’était…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    “120 battements par minute” par Quentin

    Je dois vous parler de ce film tout comme celui-ci se devait d’exister. Oui, 120 battements par minute est de ces œuvres qui changent une vie. Trois semaines que je l’ai découvert en salles, trois visionnages depuis, ressentis de manières très différentes. Enfin une troisième et dernière fois en compagnie de celle sans qui je ne serais pas là pour écrire ces lignes aujourd’hui. Dire au revoir à ce long métrage en compagnie de ma mère pris très vite une tournure logique dans mon esprit, tout comme le parcours du protagoniste s’achève auprès de la sienne. Où commencer, quoi aborder… Tout d’abord vous dire que j’ai vécu chacun de ces…

  • Critiques,  Critiques de Séries actuelles,  Série

    “Skam” par Quentin.

    Kjære Skam, T’écrire est un exercice qui m’est extrêmement difficile, car je n’écris pas simplement à une série, à un divertissement, à un objet de fiction, mais à n’en pas douter bien plus que ça. Skam, merci de m’avoir reconnecté au monde. De m’avoir permis d’ouvrir les yeux sur les amis merveilleux qui me supportent aujourd’hui, de m’avoir permis d’en rencontrer d’autres qui m’ont porté vers l’adolescent épanoui que je suis maintenant. Plus encore de m’avoir fait comprendre que j’étais aimé, immensément aimé. Merci de m’avoir montré la valeur de la vie qui m’était donné, chose pour laquelle je te serai toujours reconnaissant. Merci pour Sana, qui m’a appris à…

  • Critiques,  Critiques au Cinéma

    Critique de “Moonlight” par Quentin

    Ces nuances de bleu me hanteront pour longtemps. Ces nuances que j’ai moi-même traversées, que je traverse encore et que nous traversons tous, celles de la quête de soi, celles qui nous créent et nous détruisent, celles qui font ce que l’on est malgré ce que l’on aimerait être, celles qui font que l’on pleure, que l’on rit, et avant toute chose, celles qui font que l’on aime. C’est sous ces mêmes nuances de bleu qu’évolue Chiron à travers trois étapes charnières de sa vie : L’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Trois étapes qui schématisent cette oeuvre d’art sur pellicule pleine de poésie, criante de vérité. Barry Jenkins (réalisateur du…