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    Critique de « The Power of the Dog » par Quentin Penel

    L’idée d’écrire sur cette oeuvre voguait dans mon esprit depuis de longs mois, tout comme l’imagerie de Jane Campion teinte ma perception du monde et du cinéma depuis que mes oreilles ont épousées les premières notes de musique du début de The Piano résonnant dans le centre d’art et de culture pour lequel je travaille en dehors de mes études. The Power of the Dog est le huitième long-métrage de la réalisatrice australienne, produit et diffusé par la plateforme Netflix, nouvel el-dorado à nos grands auteurs contemporains, de David Fincher et son Mank à Martin Scorsese et son Irishman. C’est également l’adaptation du roman éponyme à succès écrit par Thomas Savage en 1967, ayant consacré une grande partie de son œuvre à dépeindre la lente traversée…

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    Critique de « À la vie » par Quentin Penel

    « Entre la vie et la mort, les femmes choisissent toujours la liberté » Chantal Birman, sage-femme libérale et féministe aguerrie, est une passeuse de vie, de convictions. Sous la caméra altruiste et pertinente d’Aude Pépin, les derniers instants d’une carrière se dévoilent, mais ceux du combat sont de tous les plans. Devant nous Chantal Birman éduque, observe, raconte, et c’est dans les scènes de « répit » – dans sa voiture entre deux visites médicales – que sa lutte s’incarne le mieux. Tantôt la sage-femme débat avec sa stagiaire qui représente un porte-parole intéressant aux spectateurs, tantôt la radio en fond narre les défis de notre société – écologie,…

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    « Stillwater » par Quentin Penel

    Sous ses airs d’actioner yankee lorgnant sur le Taken de Pierre Morel, Stillwater est sans doute une victime moderne des communications mensongères sur les postulats véritables des long-métrages. On ne blâmera pas Universal, le pedigree musclé de Matt Damon et la nécessité d’exister dans la myriade de propositions en salles post-covid ouvrait difficilement la porte à d’autres formes de promotions. Ainsi, Stillwater n’est pas un ersatz de Jason Bourne, le personnage de Bill Baker en est même l’anti-thèse : tout sauf le père-courage qu’on imagine, Matt Damon compose un redneck bouleversant arraché à ses racines pour faire face à ses démons dans la tentative désespérée d’accompagner sa fille accusée de meurtre, dont le dossier est définitivement clôt depuis…

  • Adaptations,  Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    « Dune » par Quentin Penel

    Les yeux bleus perçants de la fremen Chani lancent le voyage unique qui s’apprête à se dérouler sous nos yeux. Abus des ressources primaires, colonialisme et croyances messianiques étant au cœur de l’œuvre de Frank Herbert dont le film de Denis Villeneuve est la seconde adaptation, nous étions en droit de nous demander vers quelle cible le réalisateur des somptueux Premier Contact & Blade Runner 2049 assénerait sa lame krys. De son propre aveu, Frank Herbert n’avait jamais envisagé sa saga comme un brûlot écologique, malgré l’importante recherche de fond pour transcrire une faune et une flore tangible aux planètes phares de son épopée, théâtres infernaux de la tragédie qu’est Dune, et dont le monde…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    Critique du film « Une sirène à Paris » par Quentin

    La nouvelle fantaisie du prolifique Mathias Malzieu, chanteur du groupe de rock français « Dionysos », était l’une des grandes curiosités de ce début d’année 2020 sur grand écran. Amour impossible entre un « surprisier » et une sirène dans une capitale de carte postale, fantastique prenant vie dans un quotidien qui se ternie alors que les rues prennent l’eau (la narration se situe en 2016 lors de la crue parisienne). On se délectait de découvrir ce conte à mi-chemin entre les plus grands plaisirs de Jean-Pierre Jeunet et la poésie que l’on connaît au musicien. Réussite ou résultat en queue de poisson ? Le réalisateur n’en est pas à son premier essai en terme…

  • Cinéma,  Critiques,  Critiques au Cinéma

    Critique de « Crawl » par Quentin

    Reprenant tous les codes du survival horrifique, Crawl convainc par une efficacité permanente, s’avançant ainsi comme le divertissement idéal de l’été. Plus encore, en faisant de Kaya Scodelario (Skins) sa tête d’affiche, le réalisateur français Alexandre Aja a su voir l’étoffe d’une grande scream queen moderne, puisant en la jeune femme un personnage fort et une énergie qui portera son film. Dotée de peu de dialogues, Scodelario insuffle une véritable fougue à cette protagoniste complexe et brisée, ayant été préparée inconsciemment durant toute son existence aux épreuves qu’elle sera amenée à rencontrer. Une nouvelle corde à l’arc de l’actrice principale de la trilogie Le Labyrinthe, qui s’affirme de plus en…

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    Critique de « Once Upon a Time… in Hollywood » par Quentin

    « Film somme » pour la plupart, le neuvième long-métrage du réalisateur de Pulp Fiction nous offre l’un des plus beaux chapitres cinématographiques de cette année 2019. Plongée presque immersive dans cet Hollywood rêvé de la fin des années 60, l’oeuvre est le fruit d’une vision menée à bien de son premier dialogue à sa dernière scène. Si le nouveau bébé du metteur en scène est bien la narration d’une réalité rêvée, celle-ci n’a rien d’idéalisée. Les personnages qui y déambulent sont teintés de zones d’ombre, c’est aussi ce qui les rend terriblement attachants ; au moment où le générique défile, c’est à deux amis que l’on dit au revoir en les personnages…

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    « Ma vie avec John F. Donovan » par Quentin

    Le cinéma, à n’en pas douter, est cet art qui se vaut véritablement lorsqu’il sait faire jaillir des émotions insoupçonnées par le spectateur même. On pleure, on tremble, on rit. Les poils s’hérissent et les larmes coulent. C’est là qu’un film nous a touchés en plein coeur, s’est adressé à notre sensibilité la plus personnelle. The death and life of John F. Donovan est de ces oeuvres. Sa portée, immense, sera sous-estimée. On retiendra les rumeurs sur sa production chaotique, l’éviction de Jessica Chastain lors du montage final, son accueil glacial auprès du public américain. Ironiquement, tout objet de scandale, loin de la pureté du matériau même, à l’instar des épreuves…

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    Critique de « Love, Simon » par Quentin

    Je pourrais parler de Love, Simon d’un point de vue purement technique, aborder sa douce photographie presque sucrée dans laquelle il baigne ; je pourrais également tarir Nick Robinson de moult éloges pour sa prestation si juste et naturelle du personnage éponyme, ou remercier cent fois Greg Berlanti, le metteur en scène, pour ce film et le travail énorme qu’il effectue depuis plus d’une décennie en tant que producteur afin de véritablement faire une différence quant aux représentations des minorités à travers des séries à larges audiences. Tous ces angles mériteraient d’être abordés, ce que je tâcherai de faire. Toutefois, je dois surtout vous parler de Love, Simon comme l’expérience…

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    « Phantom Thread » par Quentin

    Couvrir la crasse de la condition humaine sous la beauté de la soie et des plats, Paul Thomas Anderson narre pour son huitième long métrage les amours merveilleusement pervers d’un éminent couturier, Reynolds Woodcock (fabuleux Daniel Day-Lewis), et de sa muse, la curieuse Alma Elson (Vicky Krieps, grande révélation). D’un rythme facilement repoussant, Phantom Thread est à bien des égards une oeuvre fascinante. Dans ce jeu de domination, Reynolds et Alma avancent tel des pions d’échec le tout sous le regard de « la vieille ça et ça » du héros, la magnétique soeur Woodcock, Cyril (Oscar pour Lesley Manville s’il vous plaît !). Plus qu’un jeu, Phantom Thread est une danse macabre entre deux grands talents…

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    « 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance » par Quentin

    Martin McDonagh, le réalisateur, avait taillé le personnage sur mesure pour l’immense Frances McDormand, c’est même après de longues discussions que seul son époux, Joel Coen (qui l’avait dirigé dans Fargo en 1996 et offert son premier oscar), parvint à la convaincre d’accepter ce que nous pouvons qualifier d’ores et déjà du rôle de sa vie. Un regard glaçant et des punchlines cinglantes masquant un cœur brisé, McDormand est Mildred Hayes, sorte de mère courage faisant face à la police raciste et désinvolte de son patelin, qu’elle considère incompétente dans la traque du meurtrier de sa fille. Trois panneaux publicitaires mettront la ville à feu et à sang, trois panneaux…

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    « Kingsman : Le Cercle d’or » par Quentin

    Suite logique du phénomène pop sorti en 2015 et porteur du même titre, Kingsman : Le Cercle d’or est autant l’extension parfaite d’un univers d’une grande richesse que l’un des divertissements les plus généreux de l’année. Nullement une révolution du genre, pas non plus la bombe démentielle que fut le premier opus, le film se justifie pourtant parfaitement en tant que suite pure et simple, sans jamais prétendre talonner son prédécesseur. C’est sa plus grande qualité mais aussi son plus grand défaut, ce que le film gagne en grandiose, il le perd en effet de surprise. L’aspect assez fascinant qu’avait Kingsman premier du nom était sa façon de briser le cadre dans lequel s’était…

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