Critique de “Le Hobbit : La désolation de Smaug” par Quentin

 

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Je continue donc sur ma lancée avec le second opus, tout aussi réussi, dans un style et un rythme très différent du précédent film de la saga. Place à “La désolation de Smaug” !.

Ce qui interpelle le plus avec ce second épisode, c’est son ambiance. Alors que l’on se trouvait face à un film à la limite du comique et du féerique avec “Un voyage inattendu”, c’est à une oeuvre assez sombre au ton bien plus grave et au discours très lourd de sens à laquelle nous avons ici affaire, rejoignant assez bien l’ambiance des deux derniers volets du Seigneur des Anneaux : “Les deux tours” et “Le retour du roi”. Vous l’aurez donc compris, l’heure n’est plus à la rigolade dans cet opus, et il s’en ressent même dans l’attitude des personnages, principalement Thorin (toujours incarné par l’impeccable Richard Armitage), dont l’évolution est l’une des plus réussies de la saga de la Terre du Milieu. Parsemé de scènes fortes, le film va à 100 à l’heure durant ses 2h40, et on en prend à nouveau plein les yeux, la scène des tonneaux relève de l’exploit artistique tant elle est maîtrisée, ahurissante de technique et amusante. La scène se déroulant dans la forêt de Mirkwood, si elle ne manquera pas d’effrayer plus d’un arachnophobe, est également très réussie et le clou du spectacle reste bien entendu le face à face Smaug/Bilbo, fonctionnant à merveille et tout en intensité. L’acteur (Martin Freeman) & le dragon (doublé dans la version originale par le talentueux Benedict Cumberbatch) se donnent la réplique de manière tellement fluide et palpitante qu’on réalise à ce moment là qu’en plus d’être une merveille en terme de visuel, la saga est également une réussite en terme d’écriture, et ce à tous les niveaux. “La désolation de Smaug” voit l’arrivée de nouveaux personnages dans l’univers de la Terre du Milieu, notamment Tauriel, apportant une touche féminine à ce casting très masculin à la base, interprétée avec fougue par la ravissante Evangeline Lilly. Si sa love story avec le nain Kili (Aidan Turner, excellent) avait pu paraître ridicule lors de son annonce aux fans avant la sortie du film, il faut avouer qu’elle ici très bien traitée. Alors d’accord, les amours impossibles à Hollywood on a assez donné, mais lorsque les interprètes de cette romance sont si bons et que la thématique cachée de ce fil narratif est aussi bonne, on ne peut que l’aimer.Sorties-cine-Le-Hobbit-la-Desolation-de-Smaug_portrait_w674 Autre nouveau personnage clé faisant son arrivée dans la saga par le biais de cet opus : Bard, joué par Luke Evans (“Dracula Untold “, ” Fast and Furious 6 “). Personnage torturé et loyal, l’attachement se fait très rapidement tant les valeurs de Bard sont susceptibles de parler à beaucoup. Passons à la bande originale, c’est toujours Howard Shore qui est à la barre, et autant dire qu’il remplit le boulot de manière admirable : Les scores sont de toutes beautés, je pense à ceux retentissants lors du dernier acte, lors des combats à Lacville, mais également celui de la toute fin, lorsque Smaug fait part de son envie de vengeance avant de se lancer dans son “vol doré” (ceux qui ont vu le film comprendront). Parlons-en de ce fameux dragon. Comme précisé plus haut, Smaug est doublé (et interprété grâce à la motion capture) à la perfection par Benedict Cumberbatch, l’animation de la bête est splendide. “Beau” et inquiétant, Smaug, par la qualité du travail du studio Weta Workshop, s’inscrit d’ores et déjà parmi les plus grands monstres du septième art. Parlons maintenant du personnage de Thranduil : Lee Pace, peu connu du grand public jusqu’à présent si ce n’est pour son interprétation de Ronan l’accusateur dans “Les Gardiens de la Galaxie” sorti en août 2014, s’avère être la définition même du charisme. Très stylisé et mystérieux, il crève l’écran à chacune de ses apparitions. Intéressons nous enfin à la mise en scène, Peter Jackson s’amuse toujours comme un fou et ce pour notre plus grand plaisir (du moins celui des fans), et rien que pour ça, pour cette passion si communicative de l’oeuvre de Tolkien : Vivement “La Bataille des cinq armées” !.

Note : 8/10.

Le Hobbit : La désolation de Smaug” de Peter Jackson, sorti dans les salles françaises le 11 décembre 2013, avec Martin Freeman, Ian McKellen, Evangeline Lilly, Orlando Bloom, …

Synopsis : Les aventures de Bilbon Sacquet, paisible hobbit, qui sera entraîné, lui et une compagnie de Nains, par le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug. Au cours de ce périple, il mettra la main sur l’anneau de pouvoir que possédait Gollum…

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Quentin
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Quentin

17 ans. Un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode.

Quentin en 10 films :
Roméo + Juliette (1996)
La Belle et la Bête (1991)
Titanic (1997)
Shrek 2 (2004)
Edward aux mains d'argent (1990)
L'Empire contre-attaque (1980)
The Dark Knight, le chevalier noir (2008)
Ghost (1990)
Vaiana, la légende du bout du monde (2016)
Le Secret de Brokeback Mountain (2005)
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