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Critique de « S.O.S. Fantômes : L’Héritage » par E-Stark

Soyons réalistes : le meilleur film SOS Fantômes a déjà été fait.

Celui de 1984 sera éternellement le numéro 1.

Intégrer ça une bonne fois pour toutes, ça vous enlève un poids.

Jason Reitman à propos du film du film original de 1984. Source Ouest France 

Après un reboot-remake féminin sous la houlette de Paul Feig, qui sans être un film exceptionnel il est vrai, ne méritait clairement pas toute la méchanceté gratuite que le casting s’est pris à la figure, voilà que revient S.O.S. Fantômes. Dirigé ici par Jason Reitman, fils d’Ivan, est-ce que ce troisième volet s’avère convaincant ?

Il va sans dire que quand ce S.O.S. Fantômes : L’Héritage fut annoncé par Sony et Columbia, mais cette fois-ci dirigé par Jason Reitman avec la promesse non pas d’être un reboot mais plutôt une suite aux premiers volets : la curiosité mêlée de doute s’est vite imposée. Légitimement on pouvait s’attendre à un film qui reprendrait tous les codes deux premiers opus tout redynamisant l’ensemble avec un casting plus jeune. Jusqu’ici rien de bien surprenant donc, à la différence que contrairement au film sorti en 2016, L’Héritage prend place dans le même univers. Bien évidemment comme prévu, le film de Jason Reitman nous rappelle constamment qu’il va respecter ceux de papa et cela pas toujours de la manière la plus subtile qui soit.

 

On parvient à caser tout le casting principal des deux premiers films à l’exception de Rick Moranis et du regretté Harold Ramis évidemment (encore que …). Les gimmicks des autres films sont présents aussi, même l’humour d’une certaine manière, qui conserve aussi une certaine insolence, ce qui pour le coup est assez appréciable. Les fantômes et autres créatures propres à l’imaginaire de la franchise sont également là et finalement seul le cadre de l’action change réellement. Exit New York et bonjour l’Oklahoma. Le changement de cadre est appréciable et demeure être un vrai rafraichissement, les étendues arides et rocheuses collent très bien au ton que souhaite prendre le film, lui conférant une ambiance toute particulière.

 

Le scénario quant à lui est assez classique bien que très efficace. La fille d’Egon Spengler hérite de la maison de son défunt père avec qui elle n’avait plus de contact. La petite Phoebe, maligne et débrouillarde va vite comprendre se qu’il se trame ici et les réelles activités de son grand-père. Un ancien dieu bien connu tente de revenir, on découvre une Ecto-1 bâchée dans la grange, l’activité sismique du coin semble de plus en plus préoccupante et hop ! On obtient là une suite qui sans être originale fonctionne malgré tout parfaitement tant ses rouages sont bien huilés. On saupoudre tout cela d’un peu d’ambiance des productions Amblin si caractéristiques des années 80-90 et l’affaire est dans le sac. A bien des égards Jason Reitman avec son S.O.S. Fantômes : L’Héritage rappelle un certain J.J. Abrams avec son Super 8, avant qu’il n’aille mixer Star Wars et Harry Potter pour Disney.

 

Quant au casting il s’avère impeccable, une mention toute particulière à Mckenna Grace qui porte le film sur ses épaules, la jeune actrice est impeccable et la transmission entre son personnage et celui d’Egon Spengler fonctionne parfaitement. Les autres personnages sont tout aussi attachants bien qu’un peu plus fonctionnels. A l’image de Finn Wolfhard qui après un passage du côté de l’épouvante avec les deux volets de Ca adaptant l’oeuvre de Stephen King par Andy Muschietti, ainsi qu’une révélation dans la série phénomène de Netflix Stranger Things, s’illustre bien ici dans le registre du grand-frère. On espère qu’il ira maintenant vers des projets moins ancrés dans la réminiscence et plus vers la nouveauté. Le jeune Logan Kim qui n’est pas sans rappeler Corey Feldman dans Les Goonies est un bon exemple du personnage fonctionnel, bien que l’acteur s’en sorte bien et que ses apparitions font mouche. Idem pour Carrie Coon et Paul Rudd qui tous deux sont là surtout pour jouer un rôle primordial à la fin. Et puis bien sûr il y a ce qu’il reste du casting original, c’est un peu facile mais cela fonctionne. De toute manière tout est un peu facile dans ce film, comme dans beaucoup d’autres productions qui depuis une dizaine d’années maintenant jouent la carte de la nostalgie.

 

 

Je serais bien mal avisé de jeter la pierre à ce nouveau S.O.S. Fantômes alors que j’apprécie les Jurassic World. Quoi qu’il en soit si Jason Reitman ne révolutionne rien, il signe ici un film qui donne le sourire et qui par la même occasion est un bel hommage au regretté Harold Ramis.

S.O.S. Fantomes : L'Héritage

7

Ma note :

7.0/10

Les Plus

  • Une nouvelle ambiance bienvenue.
  • Un casting impeccable.
  • Un bon goût de nostalgie ...

Les Moins

  • ... qui s'avère malheureusement être un procédé un peu facile.

Cinéphile parfois cinéphage, j'aime écrire et lire des critiques. Je voue un véritable culte à Terrence Malick et Tim Burton, mais je suis d'une manière générale assez éclectique en matière de cinéma. Bonne lecture ... ou pas !

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