Critique de “Stranger Things” par E-Stark

Ouais, vous avez raison, trainez pas les gars. Vous voyez cette fille ? C’est notre copine et elle est barjo !

Gaten Matarazzo – “Stranger Things, Saison 1” de Matt et Ross Duffer (2016)

Auréolée d’une hype assez folle, Stranger Things s’est vite imposé comme LA série à regarder en cet été 2016. Souvent la hype autour d’un film ou d’une série peut rebuter, par peur d’être finalement déçu, quoi qu’il en soit le plus important c’est de se lancer et se faire son avis. Ce que je me suis empressé de faire.

Netflix propose beaucoup de choses dans son catalogue de séries et leurs créations originales semblent se situer autant dans les mauvaises (Marseille entre autre et que je n’ai pas vu) que les bonnes. Stranger Things heureusement se situe du côté des bonnes surprises.
Ainsi la série se présente vite comme un hommage non-dissimulé mais surtout passionné aux films des années 80. On retrouve évidemment beaucoup de références aux Goonies, E.T. : l’extraterrestre ou encore Poltergheist, des références qui fonctionnent très bien car comme pour Super 8 de J.J. Abrams, elles servent le récit.

J’avais pourtant un peu peur d’être largué, les années 80 n’étant pas la génération dans laquelle j’ai vécu mon enfance et ma pré-adolescence, heureusement l’écriture de la série est assez maline pour ne pas laisser en plan les spectateurs non-initiés à ces films. J’avais surtout peur en fait de ne pas être emporté par l’ambiance, n’ayant pas vraiment apprécié Les Goonies par exemple, et redoutant assez les films et séries avec des enfants dans les rôles principaux. Heureusement ici le casting semble avoir été fait avec soin car les enfants sont tous très bons, mention spéciale à la jeune Millie Bobby Brown qui captive littéralement à chacune de ses apparitions ,grâce à un habile jeu de regard notamment.
C’est aussi avec un immense plaisir qu’on retrouve Winona Ryder dans un premier rôle, elle est loin la Winona qui dansait sous les flocons de Tim Burton, mais l’actrice gagne encore en capacité de jeu avec le temps et c’est une bonne chose. Certains diront qu’elle pleurniche un peu trop dans cette série, moi je la trouve infiniment touchante. L’autre bonne surprise du casting c’est aussi David Harbour qui compose un personnage fort et intrigant, l’acteur impose beaucoup avec son charisme apparemment naturel.

Là où la série se démarque également c’est bien sûr dans direction artistique. Si l’histoire en elle-même ne révolutionne rien mais s’avère suffisamment efficace pour nous tenir en haleine le temps de ces huit épisodes, l’ambiance visuelle quant à elle s’avère parfaite. On voit rarement des séries aussi agréables à regarder. Les séquences de nuit sont superbes et la dimension horrifique en ressort totalement magnifiée. D’ailleurs il est important de noter également que la série gère parfaitement les divers univers qu’elle aborde, si le thriller prédomine sur le reste, l’horreur s’invite parfois dans le récit et les séquences qui en résultent imprègnent la rétine instantanément tant le travail sur les décors, les effet-spéciaux (finalement pas si nombreux que cela) et bien entendu la musique est fait avec soin et rigueur. L’ambiance est posée dès le générique, aussi beau qu’intrigant et porté par un thème intense.

Stranger Things s’apparente donc à un hommage flamboyant aux grands moments du cinéma de genre des années 80, il s’en dégage une ambiance très particulière qui à elle seule s’avère déjà être une bonne raison de découvrir la série. Visuellement parfaite, la série met en scène diverses thématiques avec brio et efficacité, le tout porté par un casting impeccable et une bande-son qui l’est tout autant. A découvrir de toute urgence !

Ma note : 9/10

 

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E-Stark

Cinéphile parfois cinéphage, j'aime écrire et lire des critiques. Je voue un véritable culte à Terrence Malick et Tim Burton, mais je suis d'une manière générale assez éclectique en matière de cinéma.

Bonne lecture ... ou pas !
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Cinéphile parfois cinéphage, j'aime écrire et lire des critiques. Je voue un véritable culte à Terrence Malick et Tim Burton, mais je suis d'une manière générale assez éclectique en matière de cinéma. Bonne lecture ... ou pas !

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