“Kingsman : Le Cercle d’or” par Quentin

Suite logique du phénomène pop sorti en 2015 et porteur du même titre, Kingsman : Le Cercle d’or est autant l’extension parfaite d’un univers d’une grande richesse que l’un des divertissements les plus généreux de l’année. Nullement une révolution du genre, pas non plus la bombe démentielle que fut le premier opus, le film se justifie pourtant parfaitement en tant que suite pure et simple, sans jamais prétendre talonner son prédécesseur. C’est sa plus grande qualité mais aussi son plus grand défaut, ce que le film gagne en grandiose, il le perd en effet de surprise. L’aspect assez fascinant qu’avait Kingsman premier du nom était sa façon de briser le cadre dans lequel s’était restreint le film d’espionnage au fil des décennies. Ici, Matthew Vaughn, le metteur en scène, joue la carte de la sécurité. On remarque très vite qu’il est question de confirmer la recette du film original, de mettre définitivement en place un univers solide et durable, ce qui s’avère compréhensible bien que regrettable sur le plan des partis pris réels. Attention, dire que les Kingsman de Vaughn se sont assagis serait mentir.
L’oeuvre repousse toujours plus les limites du politiquement correct et le miroir acide de l’Amérique de Trump est tout bonnement savoureux. Vaughn s’amuse comme un fou avec ses nouveaux éléments, les Statesman, campé par Jeff Bridges, Channing Tatum et Halle Berry, cabotinant franchement dans des rôles aussi anecdotiques que charismatiques. Assez effacés au final, plus introduits pour le prochain opus que réellement nécessaires ici, c’est toutefois cet amusement qui va s’avérer payant. Rien ne semble forcé dans cette suite. Quand bien même le nombre de personnages défilants est trop grand pour leur permettre à tous de briller, l’équipe prend un véritable plaisir devant la caméra généreuse du réalisateur de Kick-Ass.
On replonge ainsi avec facilité dans les aventures d’Eggsy, protagoniste porté par la composition attachante et empreinte d’émotion de Taron Egerton, certainement l’une des plus belles promesses de la nouvelle génération hollywoodienne. Vaughn, connu pour ne pas être friand des sagas (il laissera les manettes de la saga X-men à Bryan Singer après lui avoir redonné vie en 2011), prend personnellement en charge son univers, sa patte est présente partout, l’amour pour ses personnages suinte de tous les pores de son script, et c’est sûrement ce qui peut se faire de plus beau au cinéma. Concernant le retour d’un fameux personnage adoré de tous dans le précédent opus, les révélations faites devraient en satisfaire plus d’un. Si ce pan de l’histoire était à craindre, rassurez-vous, il est ici assuré de bien belle manière, nous n’en dirons pas plus !
Blockbuster automnal des plus plaisants, Kingsman : Le Cercle d’or frappe certes moins fort que le premier épisode, mais n’en demeure pas moins un objet de cinéma jouissif et réussi, à déguster sans modération.
Quentin
“Kingsman : Le Cercle d’or” de Matthew Vaughn, en salles le 11 octobre 2017, avec notamment Taron Egerton, Julianne Moore, Colin Firth, …
Synopsis : KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

 

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Quentin

18 ans. Poufsouffle un peu trop accro au 7ème art, au citron et à Depeche Mode.
Ma cinéphilie vogue entre Titanic, La Belle et la Bête et les fantasmes de Tim Burton.
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